Suivi vocal
Un prompteur vocal qui suit les mots que tu dis
La plupart des prompteurs déroulent le texte à une vitesse réglée d’avance, et c’est toi qui cours derrière. Wispim écoute ce que tu viens de dire et amène le texte jusque-là. Tu t’arrêtes, tu accélères, tu reprends une phrase : il te suit.
Ce que veut dire suivre ta voix
En « Voix », Wispim reconnaît ce que tu dis et amène le texte jusqu’aux mots que tu as prononcés. Tu t’arrêtes pour respirer ou laisser passer une voiture, le texte attend avec toi. Tu accélères, il tient. Tu reprends une phrase d’avant, il remonte jusqu’à elle.
Ce dernier point dit l’essentiel : Wispim suit ta position dans le texte. L’application compare ce qu’elle a entendu à l’endroit où tu en es, donc reculer est aussi banal qu’avancer et il n’y a aucun décalage à rattraper. Pas de compte à rebours 3-2-1 non plus : une fois le Délai de départ écoulé, « Voix » et « Son » attendent tes premiers mots.
Pourquoi la vitesse réglée d’avance est le vrai problème
Un prompteur à vitesse fixe te donne deux choses à faire en même temps : dire la phrase, et régler ton allure sur une machine qui ignore ce que tu viens de dire. À l’image, personne ne remarque la lecture en elle-même. On remarque une allure un peu trop rapide ou un peu trop lente, et le regard qui part sur le côté chercher sa ligne. Quand c’est le texte qui t’attend, la deuxième tâche disparaît.
« Son », et quand le prendre
« Son » avance sur la présence de la parole plutôt que sur les mots : le texte bouge tant qu’on t’entend et s’immobilise dès que tu te tais, sans rien comparer à ce qui est écrit. Deux situations l’appellent. La première, une langue que ton iPhone ne sait pas reconnaître : « Son » marche dans toutes les langues, puisqu’il n’en écoute aucune. La seconde, des conditions où la reconnaissance peinerait, une salle qui résonne, un micro placé loin, un texte plein de noms propres et de chiffres. Il y a une contrepartie : « Son » ne sait pas que tu as repris une phrase, donc il ne remonte pas tout seul.
« Constant », et le passage du micro
« Constant », c’est le prompteur classique : une vitesse fixe en mots par minute, gardée parce que c’est parfois l’outil qu’il faut. C’est le seul mode qui n’ait besoin d’aucun micro pour défiler. Le Délai de départ n’est pas réservé à « Constant » : désactivé, 5, 10 ou 20 secondes avant que le texte démarre, dans ce mode comme dans les deux autres, affiché « En fenêtre flottante » comme en « Plein écran ».
Le suivi vocal tient pendant que tu enregistres dans Appareil photo, Instagram et TikTok, les trois applications testées. Si une autre application s’empare du micro en pleine prise, la prise l’attend : le texte reste sur le mot où tu en es et un message affiche « Micro occupé », puis la lecture reprend à ce mot dès que le micro revient. « Constant » est le mode à choisir quand tu préfères que rien ne dépende du micro pour défiler. La page de la fenêtre flottante détaille ce passage dans les deux sens ; les trois modes sont côte à côte sur la page d’accueil.
Où la reconnaissance a lieu
La reconnaissance tourne sur ton iPhone partout où ta langue le permet : Wispim demande à iOS le moteur embarqué chaque fois qu’il en existe un. Là où ta langue n’a pas de modèle sur l’appareil, iOS envoie l’audio à Apple pour le convertir en texte. C’est la chaîne d’Apple, pas la nôtre, et dans les deux cas l’audio ne nous parvient pas.
Avant la prise, « Langue de reconnaissance » signale ces langues. Tu ne liras pas ici « prompteur hors ligne », parce que pour certaines langues ce serait faux. Tes textes, l’audio et les transcriptions ne nous parviennent jamais ; le reste est dans la politique de confidentialité.
Trois chiffres de langues, à ne pas confondre
| Quoi | Combien |
|---|---|
| Suivi vocal | Toutes les langues que ton iPhone sait reconnaître : plus de 60 locales sur les iOS récents, et la liste bouge avec iOS. |
| L’interface de l’application | 16 langues. Les seize ont la reconnaissance vocale. |
| « Commandes vocales » | Dix langues, formules réécrivables. Les six autres langues de l’interface n’en ont pas, et l’application le dit. |
Quand il t’entend de travers
Ça arrive : un homophone, un nom propre, une phrase avalée par un camion qui passe. Tu as quatre façons de rattraper le coup, et aucune ne te demande de couper l’enregistrement et de refaire la prise :
- Toucher un mot. La lecture repart du mot que tu touches. Dans les trois modes, et sans jamais mettre en pause.
- Parcourir le texte. Tire le texte pour voir plus loin ou revérifier une ligne passée. Le suivi se met en pause et un message en haut dit « Exploration ». Touche-le, ou n’importe où hors du texte, pour revenir. En « Voix », tu peux aussi reprendre la lecture où tu t’es arrêté, et Wispim te retrouve.
- « Commandes vocales ». Pause, reprise, retour d’une phrase, retour au début ou saut à la fin, en le disant. Dix langues, formules réécrivables.
- Boutons de volume. Une phrase en arrière ou en avant. Marqués Expérimental dans l’application, et sans effet dans les applications de caméra, où le déclencheur les récupère.
Toucher et tirer le texte supposent le « Plein écran » : la fenêtre flottante n’accepte pas le toucher du tout, une contrainte d’iOS et la raison d’être des « Commandes vocales ». Choisis ton mode avant une prise qui vivra dans cette fenêtre, par-dessus Appareil photo ou par-dessus un appel Zoom ou Meet.
Questions
Comment le prompteur sait-il où tu en es dans le texte ?
Wispim demande à iOS de reconnaître ce que tu dis, compare le résultat au texte, puis amène le texte jusqu’aux mots que tu as prononcés. Comme il suit ta position dans le texte et non un chronomètre, une pause le fige, une accélération le fait avancer plus vite, et reprendre une phrase d’avant le fait remonter jusqu’à elle.
Et si je bafouille ou si je m’écarte du texte ?
Le texte reste là où tu l’as laissé et te reprend dès que tu reviens aux mots écrits. Pour le déplacer toi-même, touche n’importe quel mot et la lecture repart de là sans pause, ou tire le texte pour le parcourir : un message en haut dit « Exploration ». Touche-le, ou n’importe où hors du texte, pour revenir. En « Voix », tu peux aussi reprendre la lecture où tu t’es arrêté, et le prompteur te retrouve.
Le suivi vocal marche-t-il dans ma langue ?
Dans toutes celles que ton iPhone sait reconnaître : plus de 60 locales sur les iOS récents, ce qui couvre les seize langues de l’interface. Les « Commandes vocales » sont une liste plus courte, dix langues. Si ta langue n’est pas reconnue du tout, « Son » te suit quand même, puisqu’il écoute la parole et non les mots.
Le suivi vocal a-t-il besoin d’une connexion ?
Ça dépend de ta langue, et l’application te le dit avant que tu commences. Là où ta langue a un modèle sur l’appareil, la reconnaissance tourne sur ton iPhone. Là où elle n’en a pas, iOS envoie l’audio à Apple pour le convertir en texte, donc cette langue demande une connexion. « Langue de reconnaissance » signale ces langues à l’avance. « Son » avance sur la présence de la parole plutôt que sur les mots, et « Constant » n’a besoin d’aucun micro pour défiler.